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Dans la cour

Publié le par Emy Lee

Dans la cour

Sortie le 23 avril 2014.

Réalisé par Pierre Salvadori, scénario de David Léotard et Pierre Salvadori et musique de Grégoire Hetzel.

Acteurs : Catherine Deneuve (Mathilde), Gustave Kervern (Antoine), Féodor Atkine (Serge), Pio Marmai (Stéphane), Michèle Moretti (Colette), Nicolas Bouchaud (M. Maillard), Oleg Kupchik (Lev), Garance Clavel (Ex d'Antoine), Carole Franck (Femme de l'agence), Olivier Charasson (Spécialiste), Bruno Netter (M. Vigo), Adeline Moreau (Mme Maillard) et Fanny Pierre (Jeune mère).

Histoire : Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de metter fin à sa carrière. Après quelques jours d'errance, il se fait embaucher comme gardien d'immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l'immeuble s'effondrait... Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour cette femme qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Mon avis : Il m'a fallu du temps pour écrire une critique de ce film. En effet sans être inintéressant, bien au contraire, il renferme tellement de choses qu'encore aujourd'hui je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. On suit donc le parcours d'Antoine qui s'enfonce peu à peu dans une dépression dont il ne saurait sortir, c'était sans compter sur Mathilde qui traverse une phase similaire.Et c'est assez ambigu entre ses deux personnages, tantôt ami, tantôt mère et fils et parfois plus. Rien à redire pour la réalisation, elle offre quelques plans sympas, un cadre propre et une autre vision de Paris. Le scénario m'a plu, on s'attache aux deux personnages, on s'attend aux différentes étapes sans savoir quelle finalité ils vont prendre. Concernant le casting, Catherine Deneuve est toujours une grande même si elle m'a moins convaincue que dans le film "Elle s'en va" mais je pense en grande partie dû à la complexité des personnages. En face, Gustave Kervern est à la hauteur, je ne le connaissais pas spécialement mais je trouve qu'il nous offre une belle prestation. En finalité, j'ai aimé "Dans la cour", j'ai passé un bon moment, j'ai pas mal ris, mais je le reverrais sans doute pour enlever cette impression de ne pas avoir tout compris.

3,5 étoiles.

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Dernier domicile connu

Publié le par Emy Lee

Dernier domicile connu

Sortie le 25 juillet 1970.

Réalisation et scénario par José Giovanni et musique de François de Roubaix.

Acteurs : Lino Ventura (Marceau Leonetti), Paul Crauchet (Jacques Lauring), Michel Constantin (Greg), Marlène Jobert (Jeanne Dumas), Dominique Zardi (un pervers), Philippe March (Roger Martin), Raymond Meunier (Allister), Alain Mottet (Franck Lambert) et César Torres (L'homme à la grenade).

Histoire : Après avoir reçu la Légion d'Honneur pour acte de bravoure, un policier est mis sur le banc de touche pour avoir arrêté en état d'ivresse la mauvaise personne...

Mon avis : Je crois que je serais toujours aussi fan de ses vieux films. Je vais être honnête je l'ai regardé pour Lino Ventura dont je suis fan, sans grande conviction à la lecture du synopsis. Et pour cause il n'est pas représentatif du film (il explique les premières minutes seulement). On suit donc Marceau Leonetti, rétrograder après avoir arrêter un fils d'avocat réputé. Un ami va alors l'appeler pour l'aider dans une mission : dégôter les pervers dans les cinémas où il va faire équipe avec la belle Jeanne Dumas. Jusqu'au jour où on leur confie une enquête, celle de retrouver Roger Martin afin qu'il témoigne pour un procès... La réalisation est très intéressante, des plans imaginatifs qui pour autant ne dénote pas avec le film. Des gros plans, qui nous laisse imaginer les émotions des personnages. C'est un des points forts du film. Le scénario tient en haleine, je ne suis pourtant pas une grande fan du genre policier, mais on vit cette enquête avec les personnages, on se laisse entraîné par ce que l'on voit et on espère qu'ils vont trouver un jour le dit "Martin". Une petite déception sur la fin, pas tellement la tournure des événements puisqu'elle rejoint assez bien le réel mais plus la réaction de Marceau et Jeanne qui ne donne aucune suite si ce n'est une très belle citation. D'ailleurs l'histoire, présente une police aux réactions constaté au quotidien. Comme la scène où l'enfant vient pour le vole de ses pigeons et qu'il se fait rembarrer car il n'est qu'un enfant. Combien de personnes venant porter plainte ne trouve même pas une oreille attentive. Le casting est super. Lino Ventura reprend un rôle qu'on ne lui connaît que trop, nous prouve une fois de plus qu'il a du talent et restera toujours avec ce côté mystérieux que l'on a envie de percer. Marlène Jobert en plus d'être jolie, elle a du talent, un petit côté jeune fille fragile et naïve mais qui dégage une force incroyable. Si vous ne l'avez pas vu n'hésitez pas, il est vraiment très sympas, on passe un bon moment et on a le sentiment de participer à cette enquête folle à travers Paris.

4 étoiles.

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Un été magique

Publié le par Emy Lee

Un été magique

Sortie le 1 avril 2014.

Titre original : The magic of Belle isle.

Réalisé par Rob Reiner, scénario de Guy Thomas, Rob Reiner et Andrew Scheinman et musique Marc Shaiman.

Acteurs : Morgan Freeman (Monte Wildhorn), Virginia Madsen (Mme O'Neil), Madeline Carroll (Willow O'Neil), Jessica Hecht (Karen Loop), Fred Willard (Al Kaiser) et Kenan Thompson (Neveu de Monte).

Histoire : Monte Wildhorn est un écrivain devenu alcoolique et dépressif après le décès de sa femme. Son neveu, inquiet, l'envoi dans un endroit paisible afin de se ressourcer. Il part ainsi en séjour à Belle Isle où il rencontre une mère célibataire et ses trois filles. Peu à peu, Monte retrouve l'inspiration et reprend goût à la vie...

Mon avis :Je me questionnais en voyant que ce film avec Morgan Freeman au casting sur le pourquoi d'une sortie directement en DVD. Oui c'est un film, ce n'est pas un film sensationnel, avec des effets spéciaux toutes les cinq minutes et dont la base du scénario a été cent fois présenté mais il n'en reste pas moins intéressant. On sait dès les premières minutes ce qui va se passer mais pour autant on ne s'ennuie pas, on a envie de découvrir ce personnage mystérieux qu'est Monte Wildhorn. L'environnement prêté à Belle isle est plaisant, on aurait également envie de s'y poser. La réalisation, le scénario et le casting sont plaisant, on passe une bon moment où l'on a pas besoin de réfléchir, on se laisse porter. Rien d’exceptionnel mais un Morgan Freeman qui explore davantage la question du vieillissement, des aléas de la vie par le biais de ses personnages. Pour ma part, j'ai passé un bon moment, je vous le recommande pour la même raison.

3 étoiles.

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My sweet pepper land

Publié le par Emy Lee

My sweet pepper land

Sortie le 9 avril 2014.

Réalisation et scénario par Hiner Saleem.

Acteurs: Golshifteh Farahani (Govend), Korkmaz Arslan (Baran), Suat Usta (Reber), Mir Murad Berdixan (Tajdin), Feyyaz Duman (Jaffar), Tarik Akreyî (Aziz Aga) et Véronique Wüthrich (Nîroj).

Histoire : Au carrefour de l'Iran, l'Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l'indépendance Kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l'institutrice du village, jeune femme aussi belle qu'insoumise...

Mon avis : Si le scénario n'a en soit rien d'originale (en tout cas pas pour moi avec tout ce que j'ai lu et vu sur le sujet), le film est d'une très belle beauté. Une qualité de réalisation qui nous fait voyager malgré le sujet "lourd" qui nous est présenté. Une beauté des paysages, une propreté des plans et des cadres et une beauté des personnages voilà ce qui fait l'une des forces de ce film. Il faut savoir qu'Hiner Saleem est un réfugié politique en Europe qui pour autant n'a jamais cessé de défendre et dénoncer la politique et la culture conservatrice de son pays natale. C'est le premier que je vois de ce réalisateur, mais il a suscité mon intérêt pour sa filmographie (quand j'en aurai le temps). La particularité de "My sweet pepper land" c'est également sont faible casting composé de deux acteurs : Golshifteh Farahani et Korkmaz Arslan. Les autres personnages sont interpréter par des non professionnels (Natifs du village, du pays, amis,...) ce qui donne davantage de réalisme pour les faits dénoncer. On voyage, on s'émouvoit, on s’indigne, on se révolte, bref autant d'émotion qui nous montre que le film est réussi. Le scénario dénonce essentiellement la place de la femme dans cette culture et cette politique, un pays en reconstruction qui se confronte entre modernité et tradition. En bref c'est à voir, et c'est surement un des meilleurs films sortie en avril et qui est malheureusement passé totalement inaperçus au milieu de ses grosses production américaine. Alors n'hésitez pas, foncez ;)

4,5 étoiles.

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Holy Smoke

Publié le par Emy Lee

Holy Smoke

Sortie le 24 novembre 1999.

Réalisé par Jane Campion, scénario d'Anna et Jane Campion et musique d'Angelo Badalamenti.

Acteurs : Harvey Keitel (P.J. Waters), Kate Winslet (Ruth Barron), Pam Grier (Carol), Julie Hamilton (Miriam Barron), Sophie Lee (Yvonne), Daniel Wyllie (Robbie), Paul Goddard (Tim), Tim Robertson (Père de Ruth), Georges Mangos (Yani) et Kerry Walker (Puss).

Histoire : Au cours d'un voyage en Inde, Ruth, belle et jeune australienne, est bouleversée par un gourou. Inquiète, sa famille imagine un stratagème pour la faire revenir et demande à l'américain P.J. Waters, spécialiste de la déprogrammation spirituelle, de la ramener a une culture occidentale. Pour lui, le cas pourrait être réglé en vingt-quatre heures. Deux jours plus tard, le pouvoir change de camp, P.J. Waters, le professionnel du désenvoutement, doit affronter, désarmé, l'emprise de sa passion pour Ruth, son ange vengeur.

Mon avis : Un seul mot me vient à l'esprit "étrange". Dès le départ, je pensais voir un film traitant des méfaits des sectes et de tout le travail de déprogrammation. C'est le cas pendant la première partie du film, je n'appréciais pas P.J. Waters qui dès le départ part gagnant et trop confiant. Et en un quart de seconde, on part dans un délire totalement déconnecté de la réalité mais qui aide toutefois Ruth à sortir de son endoctrinement. La réalisation en elle même est intéressante, elle m'a paru tout à fait à l'image des films australiens. Quelques plans et séquences intéressants, une musique qui colle parfaitement à l'univers du film. Un scénario bien construit, même si je me suis personnellement perdue à partir du moment où Ruth commence à manipuler P.J., on ne sait plus qui joue, qui ment et qui est sérieux. Le casting est convaincant, je n'ai pas eu le sentiment qu'Harvey Keitel ou Kate Winslet nous prouvaient quoique ce soit en revanche il rajoute un bon film de plus à leur filmographie. Leur duo est très convaincant et intéressant. J'ai trouvé que les autres personnages se présentaient comme des clichés de la population australienne (peut être à tord). Quoiqu'il en soit et quoiqu'on en dise, Jane Campion d'une manière qui me semble peu orthodoxe et un peu éloigné de la réalité arrive toutefois à transmettre son message et sa morale sur les méfaits de l’endoctrinement dans une secte et les dangers à vie qu'ils peuvent susciter (on en est jamais réellement guéri). Je pense même que sa serait un très bon support pour les milieux scolaires. Si vous ne l'avez pas vu, n'hésitez pas c'est un très bon film sachez juste qu'il faut bien suivre et qu'il va aller à l'encontre de vos représentations.

4 étoiles.

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Godzilla

Publié le par Emy Lee

Godzilla

Sortie le 14 mai 2014.

Réalisé par Gareth Edwards, Scénario de David S. Goyer, Max Borenstein, Dave Callaham, Drew Pearce et Frank Darabont et musique d'Alexandre Desplat.

Acteurs : Aaron Taylor-Johnson (Ford Brody), Bryan Cranston (Joe Brody), Ken Watanabe (Daisuke Serizawa), Elizabeth Olsen (Elle Brody), Sally Hawkins (Dr Wates), Juliette Binoche (Sandra Brody), David Strathairn (Amiral Stenz), Victor Razuk (Tre Morales), Brian Markinson (Whalen), Richard T. Jones (Colonel), Primo Allon (Démineur), Warren Takeuchi (Père d'Akio), Cameron C.J. Adams (Demi-frère de Ford), Al Sapienza (Huddleston), Carson Bolde (Sam), Steven Wiig (Couple) et Garry Chalk (Stan Walsh).

Histoire : Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...

Mon avis : Je n'arrive toujours pas à comprendre comment j'ai pu être assez naïve pour croire la bande annonce et les interviews. Sa prouve que l'on est pas infaillible. D'autant qu'en voyant le résumé on a tout de suite compris... Enfin bref, je suis donc allée voir Godzilla, en sachant que l'équipe américaine c'était associé au studio d'origine pour être fidèle (euh... il n'y a pas un japonnais au générique), qu'il respectait l’œuvre original avec une bataille exceptionnelle à la fin. Et je pense que ce qui m'a attirée c'est l'absence de Godzilla dans la bande annonce et tout le mystère autour de sa forme. Je m'attendais au même mystère pour le film, un peu comme Steven Spielberg avec "les dents de la mer" ou encore "E.T. L'extraterrestre". Que nenni ! Il faut avouer que l'entrée en matière est plutôt bonne, événements étrange, une centrale nucléaire en ruine et une famille décomposée. Puis vient le premier monstre et la gros flippe de ma part, en voyant que le monstre est une sorte de chauve-souris énorme, j'ai tout bonnement cru que c'était Godzilla. Ouf ce n'est pas le cas, c'est juste le grand méchant. L'histoire suit donc sont cour et on arrive à la bataille finale entre les trois monstres, et là, on préfère nous montrer Aaron Taylor-Johnson se dépatouiller avec une tête nucléaire..... What ?! Et c'est quoi ce combat dans le noir, avec des monstres totalement noir.... on voit rien du tout ! Et l’apothéose, c'est la nation qui applaudit Godzilla d'avoir sauver le monde... je suis persuadée que dans la vie réel on serait les premiers à tenter de le tuer ! Je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec "Jurassic Park" lorsque l'hélicoptère se rend dans une mine en Polynésie, il ne manquait que la musique thème et on aurait cru être avec M. Hammond. Et la scène avec les lampes de poche dans les hautes herbes, je m'attendais à voir débarquer un vélociraptor. Alors oui la réalisation est bonne, les effets spéciaux plutôt réussi (même si je trouve qu'on a fait mieux), ce n'est pas un film avec une surenchère d'effets. Le scénario est bon, l'histoire bien construite et franchement agréable. Mais pour un film de monstres banales. Là on parle de Godzilla, le mythe en référence de monstre, l'un des premiers "dinosaures", qui a quand même combattu King Kong et qui fêtait ses soixante ans. Donc en prenant ses points, non pour moi il ne répond pas du tout au mythe, sa m'a juste motivé à voir les premiers films. Le casting, je pense que comme la plupart des représentations féminines j'ai bavé devant Aaron Taylor-Johnsson qui a bien changé depuis "Kick-Ass" (même si j'avoue que j'avais déjà un faible), il s'en tire plutôt bien. Ken Watanabe m'a vraiment déçue, lui que j'affectionne depuis "Le dernier Samouraïs" accentué avec "Inception", je l'ai trouvé bien en dessous de ce qu'il nous a déjà offert, j'ai même eu l'impression qu'il s'était perdu, totalement désorienté (on lui a peut être offert le rôle car il était perdu dans le studio). Brian Craston et Juliette Binoche c'est le bon coup de pub, tellement ils sont peu présent à l'écran. Donc oui m'a critique est relativement négative mais parce que je me rappel pas avoir autant été déçue, on nous en a fait tout un foin pour ça.... Je vous conseil de le voir depuis votre canapé, je ne pense pas que la 3D apporte quoi que ce soit de plus au film. D'ailleurs les avis sont pas mal partagés, soit positif, soit négatif, il n'y a pas de juste milieu. A vous de voir. Pour moi un visionnage m'a suffit, j'avais peut être trop d'attente.

2,5 étoiles.

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L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

Publié le par Emy Lee

L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

Sortie le 21 septembre 2011.

Réalisation, scénario et musique par Bertrand Bonello.

Acteurs : Hafsia Herzi (Samira), Céline Sallette (Clotilde), Jasmine Trinca (Julie), Adèle Haenel (Léa), Alice Barnole (Madeleine), Iliana Zabeth (Pauline) et Noémie Lvovsky (Marie-France).

Histoire : A l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres s'organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.

Mon avis : Un film intéressant, reprenant les heures de gloire mais aussi la déchéance des maison close. Au travers du quotidien des filles on suit une période d'histoire presque hors du temps. Durant tout le film on est immergé dans ce monde à oublié nous même ce qui peut tracasser le monde extérieur. On est dans un monde de fête, de paillettes, d'extravagance... du moins en apparence. Car l'envers du décors est tout autre. Ce film est parfois difficile à suivre, en suivant plus ou moins la trame de vie de Madeleine, son rêve, son passé et son présence. Ce tragique événement la métamorphosant à vie en femme qui rit. Et la vie continue dans l'absence totale d'une liberté qui semble pourtant présente lors des soirées. Je me suis parfois perdue dans mes réflexions, à ne plus savoir où on en était, ni comprendre pourquoi finalement on s'attache particulièrement à cet événement. Le travail de Bertrand Bonello est superbe, il arrive à capter la beauté de ses filles même dans leur moment les plus noir, le césar récompensant les décors et les costumes est vraiment mérité, c'est magnifique et reconstitue à merveille l'époque. D'ailleurs il arrive également à capter la lumière même la plus petite possible qui soulignera le moment alors que tout le reste est sombre. Le casting est très bon, j'ai été étonné de voir Noémie Lvovsky au générique mais elle est super dans son rôle de matrone. Et finalement on se retrouve dans un monde d'homme, puissant qui nous montre qu'il a une femme pour l'apparence, la famille et qu'il en côtoie régulièrement une autre pour s'adonner au plaisir les plus fous. Un monde principalement aristocrate et ses idées du divertissement. J'ai vraiment passé un bon moment, même s'il m'a parfois été compliqué de comprendre la tournure ou le pourquoi des événements présentés. Un film dont on entend peu parler mais qui vaut vraiment le détour.

4 étoiles.

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Hors de contrôle

Publié le par Emy Lee

Hors de contrôle

Sortie le 17 février 2010.

Titre original : Edge of darkness.

Réalisé par Martin Campbell, scénario de William Monahan et Andrew Bovell et musique d'Howard Shore.

Acteurs : Mel Gibson (Thomas Craven), Ray Winstone (Darius Jedburgh), Danny Huston (Jack Bennett), Bojana Novakovic (Emma Craven), Shawn Roberts (Burnham), David Aaron Baker (Millroy), Jay O. Sanders (Whitehouse), Denis O'Hare (Moore), Damian Young (Sénateur Jim Pin), Caterina Scorsone (Melissa Conway), Wayne Duvall (Chef de la police), Gbenga Akinnagbe (Inspecteur Darcy Jones), Gabrielle Popa (Emma Jeune) Paul Sparks (Inspecteur de Nothampton), Christy Scott Cashman (Inspectrice Vicki Hurd), Dossy Peabody (Annie), Tom Kemp (Paul Honeywell) et Rick Avery (Robinson Jr).

Histoire : Thomas Craven est un inspecteur vétéran de la brigade criminelle de Boston. Il élève seul sa fille de vingt-cinq ans. Lorsque celle-ci est retrouvée assassinée sur les marches de sa propre maison, personne n'a de doute : c'est lui qui était visé. Pour découvrir qui a tué sa fille, l'inspecteur Craven va devoir s'aventurer dans les milieux troubles où les affaires côtoient la politique. Il va aussi découvrir les secrets de celle qui croyait connaître...

Mon avis : J'avais longuement hésité à sa sortie mais au vu de la polémique grandissante de l'acteur je ne voulais pas le voir dans un film pour sauver sa carrière. Mais je me suis laissée tenter et je ne suis pas déçue. Si les premières minutes font penser à "Taken", tout change quand elle se fait descendre (assez violemment) devant sa maison d'enfance. J'ai malheureusement vite compris les dessous de l'intrigue avec les premiers indices. Mais je doute qu'on y arrive si nous ne sommes pas des habitués du genre. Et même en sachant, on passe un très bon moment, c'est haletant, on se demande ce qu'il va soulever, quel sera le prochain meurtre. Et on voit à quel point les politiques gère le monde et pas forcément en bien. La réalisation donne toute suite l'ambiance, une certaine noirceur dans les images, des scènes assez violentes qui surprennent tellement elles dénotent avec le cadre. Le scénario tient en haleine et il est bien construit. Côté casting, le personnage centrale est campé par Mel Gibson que l'on retrouve avec grand plaisir dans le genre, il est très convaincant et campe un rôle qui lui va tellement bien. Les autres membres, servent bien l'acteur principale et lui donne le bon rôle mais sa ne l'es empêches pas de briller par leur présence. Et pour une fois sa ne fini pas vraiment en Happy end. Je pense que si vous aimez les thriller tirant sur le policier vous serez servie, moi il ne m'a pas fait assez peur pour le qualifier ainsi, c'est un très bon policier;

3,5 étoiles.

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Last days of summer

Publié le par Emy Lee

Last days of summer

Sortie le 30 avril 2014.

Titre original : Labor day.

Réalisation et scénario par Jason Reitman d'après l’œuvre de Joyce Maynard et musique de Rolfe Kent.

Acteurs : Kate Winslet (Adele), Josh Brolin (Frank), Gattlin Griffith (Henry Wheeler), Tobey Maguire (Henry adulte), Maika Monroe (Mandy), Clark Gregg (Gerald Wheeler), James Van Der Beek (Officier Treadwell), J.K. Simmons (M. Jervis), Tom Lipinski (Frank enfant), Brooke Smith (Evelyn), Brighid Fleming (Eleanor), Alexie Gilmore (Marjorie), Lucas Heges (Richard) et Micah Fowler (Barry).

Histoire : Lors du dernier week-end de l'été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer...

Mon avis : Comment classé ce film, comment le critiquer alors que mes tripes sont encore sous son influence. Last days of summer m'a retourné comme jamais sans vraiment en connaître la raison. Ce qui semble être un film de "prise d'otage" où la femme aurait développé un syndrome de Stockholm renferme finalement bien plus. Une famille en crise, totalement démantibulé et un fils qui se donne le rôle du père et du mari. Une femme devenu agoraphobe à la suite d'événements qui lui font encore aujourd'hui souffrance. Et enfin, un homme en cavale qui va pendant quelques jours faire revivre la notion de famille dans cette maison. Je ne pense pas me tromper en signalant que c'est le meilleur film de Jason Reitman, même si j'ai beaucoup aimé "Juno" et "In the air" ce film renferme autre chose, à la fois beau et inquiétant. J'avais peur d'un effet vase clos, il n'en est rien. On a même l'impression que le monde est aveugle de ne se rendre compte de rien. Des scènes au combien symbolique comme la partie de baseball ou dénonciatrice comme la scène avec Barry et sa mère. Cela paraît irréel et pourtant on a envie de croire en cet amour, de croire qu'ils pourront construire quelque chose de solide. Je n'ai absolument rien à redire sur la réalisation et le scénario qui me semble parfait, même si j'aurais préféré que sa ne finissait pas en Happy end mais c'est la tradition. Kate Winslet est fabuleuse une fois de plus, tellement fragile, tellement simple et tellement détruite, elle joue le personnage d'Adele à la perfection et qu'on fini par croire qu'elle est vraiment elle. Josh Brolin, quel charisme il m'a subjugué pendant 1h45, il paraît tellement dur mais ce montre affreusement sensible et paternel et je pense que c'est son personnage qui m'a autant troublé à la sortie. Gattlin Griffith est également bon, même si on sent qu'il débute, à la fois résolu et perdu. J'ai vraiment adoré ce film, je ne me suis pas ennuyée une minute, j'étais même plutôt triste en sentant la fin arriver. C'est vraiment dommage qu'il ne soit pas resté plus longtemps à l'affiche car il mérite vraiment que l'on s'y intéresse.

4, 5 étoiles.

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La voie de l'ennemi

Publié le par Emy Lee

La voie de l'ennemi

Sortie le 7 mai 2014.

Réalisation et scénario par Rachid Bouchareb d'après l’œuvre de José Giovanni et musique d'Eric Neveux.

Acteurs : Forest Whitaker (William Garnett), Harvey Keitel (Bill Agati), Brenda Blethyn (Emily Smith), Luis Guzman (Terence), Dolores Heredia (Teresa Flores), Ellen Burstyn (Mère de Garnett), Tim Guinee (Rod), Reg E. Cathey (Jones), Sarah Minnich (Christina), Stan Carp (Richard Wayne), Michael Stone (Shérif Deputy) et Kristin Hansen (Maria Perez).

Histoire : Garnett, ancien membre d'un gang du Nouveau Mexique vient de passer dix-huit ans en prison pour meurtre. Avec l'aide d'Emily Smith, agent de probation chargée de sa mise ) l'épreuve, il tente de se réinsérer et de reprendre une vie normale. Mais Garnett est vite rattrapé par son passé. Le Shérif Bill Agati veut lui faire payer très cher la mort de son adjoint.

Mon avis : Mon premier mot à l'apparition du générique : "Magnifique". Rachid Bouchareb nous offre ici une très belle histoire autant par son scénario que par la photographie, les plans, les paysages. L'histoire elle même me parlait déjà beaucoup et même si le système judiciaire américain est diamétralement différent du notre, il soulève de nombreuses questions et problématiques. Je n'ai pu m'empêcher de m'indigner, de lancer des "connard" à tout va mais aussi de conseiller et prier Garnett d'agir en bonne conscience. La réinsertion est un milieu qui m'intéresse et je me suis beaucoup retrouver dans le personnage d'Emily Smith qui a à peut près la même philosophie d'accompagnement que moi. J'aimerais aborder tellement de point sur ce film mais j'ai peur d'en dire trop. Mais je pense que le pari de Rachid Bouchareb est réussi le message passe très bien, la morale également et ce qu'il nous montre nous capte dès les premières images jusqu'au deux dernières scènes très symboliques que j'ai trouvé somptueuses et fortes. Je suis maintenant très intéressé par le livre parce que je doute qu'il est pu vraiment tout abordé dans ce long métrage. Au niveau du casting rien à dire, j'affectionne de plus en plus Forest Whitaker qui prouve ici qu'il a vraiment tout d'un grand acteur. Faisant preuve d'une certaine plénitude tout en pétant un plomb sur un coup de tête une séquence plus loin. Beaucoup d'émotion dans le regard comme toujours, le travail qu'il a fourni pour le rôle, en bref il m'a conquis. Harvey Keitel passe une fois de plus pour "Le connard" est le joue très bien, on le déteste (mais on ne l'aime pas pour autant) mais certain se rangeront de son côté (c'est aussi la magie de Bouchareb laissé le spectateur interpréter le film selon ses valeurs). Et enfin Ellen Burstyn que j'ai découvert ici, j'ai beaucoup aimé son jeu féminine, en finesse, plus qu'amicale mais pour autant il ne faut pas la chercher et semble "soumise" à une hiérarchie qui ne comprend pas son travail de terrain et sa philosophie de "seconde chance". Ce film est une très belle découverte, je vous le conseille fortement car au milieu des blockbusters il est presque passé inaperçu et pourtant il a tout d'un grand film.

5 étoiles.

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