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The Rover

Publié le par Emy Lee

The Rover

Sortie le 4 juin 2014.

Réalisation et scénario par David Michôd et musique d'Anthony Partos.

Acteurs : Guy Pearce (Eric), Robert Pattinson (Rey), Scoot McNairy (Henry), David Field (Archie), Anthony Hayes (Officier), Gillian Jones (Grand-Mère), Susan Prior (Dorothy Peeples), Tawanda Manyimo (Caleb), Jamie Fallon (Colin) et Richard Green (Commerçant).

Histoire : Dix ans après l'effondrement de l'économie occidentale, les mines australiennes sont encore en activité, et cette industrie attire les hommes les plus désespérés et les plus dangereux. Là-bas, dans une société moribonde où survivre est un combat de chaque jour, plus aucune loi n'existe. Eric a tout laissé derrière lui. Ce n'est plus qu'un vagabond, un homme froid rempli de colère. Lorsqu'il se fait voler la seule chose qu'il possédait encore, sa voiture, par un gang, il se lance à leur poursuite. Son unique chance de les retrouver est Rey, un des membres de la bande, abandonné par les siens après avoir été blessé. Contraints et forcés, les deux hommes vont faire équipe pour un périple dont ils n'imaginent pas l'issue.

Mon avis : C'est un film où si on a pas lu le résumé avant... On se demande bien où l'on est tombé. Nous sommes directement plongé dans le vif du sujet, sans prologue sur le passé de l'environnement et du personnage principal (il m'a d'ailleurs fallu écrire cette critique pour connaître son nom). L'environnement est posé : milieu désertique de l'Australie, en ruine depuis l'effondrement économique suite à la fermeture des mines (sa aussi je l'ai compris avec le résumé) et personnage auquel on a volé sa voiture et qui compte bien traverser tout le pays pour la récupérer. Sa ne vous parler pas.... Et pourtant. La beauté de ce film est renfermé dans sa réalisation et son casting. La réalisation de David Michôd est magnifique, démontrant bien le contexte à travers cette caméra qui finie par nous sembler cacher pour plus de réalisme. Elle capte également bien la lumière qui nous présente les choses différemment, en clair visuellement c'est beau ! Le scénario, si l'histoire est prenante, intéressante je dois toutefois avouer que je l'ai parfois trouvée longue en raison de la pauvreté des dialogues. Il faut reconnaître qu'on est pas assaillie de répliques en tout genre pour combler et c'est à ce moment là que le casting est merveilleux et démontre tout son talent. En effet, en absence de dialogue ce qui construit le film ce sont le jeu des différents acteurs qui peuvent ainsi prouver ou non qu'ils ont le talent des grands. Guy Pearce, merveilleux, le charisme de cet acteur suffit à en faire un personnage intéressant. Comme si le rôle était fait pour lui. Son personnage doit avoir dix phrases à son actifs (et je crois que je suis gentille) mais tout passe par son regard, ses mimiques, sa prestance et sa présence à l'écran. Une force à tout épreuve qui pointe toutefois une fragilité de temps à autre, se dévoilant petit à petit sans dire mot. Et ce n'est qu'au dernier moment que j'ai réussi à comprendre le dénouement sur la quête de cette voiture (à quelques secondes que le film nous le dévoile). Si vous souhaitez découvrir Robert Pattinson en dehors d'un rôle de vampire dégueulasse pour lequel il n'est pas convaincant, foncez, il est brillant. Il campe Rey, un jeune embarqué dans un gang par son frère, il a un léger retard mental et de nombreux tics. Un charisme qui n'est pas envié et une démarche à faire peur. Tout en ayant plus de phrases que Guy Pearce, sa ne l'empêche pas de nous démontrer son talent d'acteur et c'est vraiment réussi, plus rien avoir avec un acteur de romance fantaisiste, cette fois il a les dents pourris et sa ne l'empêche pas de sourire. Son personnage fini par nous être attachant et on apprécie le travail qu'il met en place pour nous le paraître plus réel. S'il suit la carrière de Dicaprio après Titanic, je valide. Depuis Cosmopolis, je pense qu'il est à surveiller on serait bien surpris. J'ai beaucoup aimé ce film, que j'aurais tendance à conseiller mais il est très particulier, un schéma qui se rejoue sans cesse mais qui nous démontre l'évolution des personnages au fil de la route. Il peut sans aucun doute paraître long aux personnes qui attendent du rythme et de la baston. Il y en a, mais il faut avant remettre le contexte d'un désert australien abandonné et donc de longue traversée. J'aurais tendance à dire que c'est un western moderne mais j'aurais peur de me faire taper sur les doigts. Dans tous les cas, j'ai été conquise et je le reverrais avec plaisir.

4,5 étoiles.

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Pinocchio

Publié le par Emy Lee

Pinocchio

Sortie en 1940.

Réalisé par Hamilton Luske, Ben Sharpsteen, Norman Ferguson, T. Hee, Wilfred Jackson, Bill Roberts et Jack Kinney, Scénario d'Aurelius Battaglia, William Cottrell, Otto Englander, Edman Penner, Joseph Sabo, Ted Sears et Webb Smith d'après l’œuvre de Carlo Collodi et musique de Leigh Harline, Paul J. Smith et Ned Washington.

Doublage : Renée Dandry (Pinocchio), René Génin (Geppetto), Jean Davy (Grand Coquin), Camille Guérini (Jiminy Cricket), Linette Lemercier (Crapule), Marcel Raine (Cocher) et Fernand Rauzena (Stomboli).

Histoire : Dans un petit village, l'inventeur Geppetto vient de construire sa dernière marionnette qu'il baptise "Pinocchio". Ce vieil homme qui n'a jamais eu d'enfant fait alors le vœu que Pinocchio se transforme en vrai petit garçon. La fée bleue accomplit son souhait, donnant vie à la marionnette. Mais Pinocchio ne se transformera complétement qu'une fois qu'il aura prouver son mérite. Jiminy Cricket est alors désigner conscience, tâche qui s'avérera plus compliquée que prévu...

Mon avis : Que dire ? En dehors du fait que ce deuxième long métrage est un second chef d’œuvre... Tout d'abord la narration, une personne qui raconte l'histoire (ici Jiminy Cricket) et qui la rend plus humaine. Remplaçant le parent (et donc le mentor de l'enfant) dans le rôle du conteur. On a ensuite les graphismes, différents de premier long métrage mais tout aussi beau, peut être un poil plus enfantin dans les traits. Les couleurs sont superbes. Et on a le sentiment d'être dans un décors de village italien pittoresque. L'histoire est prenante, une bonne morale pour les enfants mais pouvant renfermer plusieurs des angoisses de ses derniers. Je crois que je ne l'aimais pas spécialement quand j'étais plus jeune, mais ne saurais dire avec précision la raison. En tout cas les personnages sont attachants, j'aimerais juste comprendre pourquoi Grand Coquin et son comparse sont les seuls animaux parlant... Etrange... Mais pinocchio est drôle et symbolise bien l'enfance, Jiminy est une sympathique conscience et Geppetto un père attachant. A voir absolument si sa n'est pas encore le cas.

5 étoiles.

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Blanche-Neige et les sept nains

Publié le par Emy Lee

Blanche-Neige et les sept nains

Sortie le 4 mai 1938.

Titre original : Snow White and the seven dwarfs.

Réalisé par David Hand, scénario de Dorothy Ann Blank, Richard Creedon, Merrill de Maris, Otto Englander, Earl Hurd, Dick Rickard, Ted Sears et Webb Smith d'après l'oeuvre de Jacob et Wilhelm Grimm et musique de Frank Churchill, Leigh Harline, Larry Morey et Paul J. Smith.

Doublage 1938 : Christiane Tourneur (Blanche-Neige), Béatrice Hagen (Blanche-Neige chant), Adrienne d'Ambricourt (Reine), Eugène Borden (Prof), André Cheron (Grincheux et le Chasseur), Charles de Ravenne (Joyeux) et Marcel Ventura (Prince).

Histoire: Blanche-Neige est une princesse d'une très grande beauté, ce qui rend jalouse sa belle-mère. Celle-ci demande quotidiennement à son miroir magique de lui qui est la plus belle; mais un jour, le miroir affirme que la plus belle femme du royaume est Blanche-Neige. La reine décide alors de la tuer mais le chasseur chargé de faire office ne trouve pas le courage et abandonne Blanche-Neige dans la forêt. Perdue, à bout de force, elle échoue dans une maison où habitent sept nains...

Mon avis : Blanche-Neige et les sept nains, aura toujours une petit effet magique. L'histoire ne m'a jamais vraiment parlé mais dès mon plus jeune âge j'étais déjà sublimée par les dessins. Un graphisme qui paraît si proche de la réalité et des couleurs magnifiques sont ce qui m'a fait voyager. Et comment ne pas s'attacher aux sept nains même si on admire pas la royauté ! La musique et les chants tiennent aussi une grande place dans ce film comme dans la plupart des Disney ensuite. Pour anecdote, j'ai mis des années à savoir qu'il était le premier long métrage des studios Walt Disney tellement les graphismes me paraissaient récent et beaux.Comme quoi, il ne vieillit pas. Et pourtant il aura fallu plusieurs années avant qu'il ne puisse sortir mais le travail acharné a été gratifié de plusieurs statuettes et récompenses. J'aimerais beaucoup le revoir au cinéma dans les conditions de l'époque, je suis sûr qu'on en découvrirait encore. En tout cas, tout est réussi même si Blanche-Neige est très naïve et peu même passer pour une idiote sur certaines scènes, elle est tellement belle qu'on lui pardonne presque. Les sept nains, nous permettent de nous retrouver plus ou moins en chacun de nous puisqu'on passe par toutes ses émotions ou gestes. La reine est bizarre mais elle ne m'a jamais fait peur en dehors de la scène avec ses mains (étrange qu'elle est marquée des générations d'enfants, peut être parce que vieillir fait peur finalement). On pourrait trouver tant de choses à philosopher, analyser et pour autant on aura jamais le fin mot de la conception de ce conte. Certains dénonce que les nains symbolisaient les enfants et le travail qu'ils devaient fournir pour nourrir leur famille ou encore que Blanche-Neige symbolisait l'image et l'attente de la femme parfaite. Il n'empêche que c'est un long métrage qui ne devait pas marcher et qui pourtant à réuni plusieurs générations au fil des ans et va très bientôt fêter son centenaire sans avoir pris une ride. Moi je suis fan et je le revois toujours avec grand plaisir, ne serait-se que pour entonner les chansons une fois de plus.

5 étoiles.

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Jacky au royaume des filles

Publié le par Emy Lee

Jacky au royaume des filles

Sortie le 29 janvier 2014.

Réalisation, scénario et musique par Riad Sattouf.

Acteurs : Vincent Lacoste (Jacky), Charlotte Gainsbourg (la Colonelle), Didier Bourdon (Brunu), Anémone (la Générale), Valérie Bonneton (la Cherife), Michel Hazanavicius (Julin), Noémie Lvovsky (Tata), Laure Marsac (Mère de Jacky), William Lebghil (Vergio), Anthony Sonigo (Juto), India Hair (Corune), Béatrice de Staël (Epicière), Fred Neidhart (Franku), Anamaria Vartolomei (Zonia), Riad Sattouf (Mit Kronk), Valeria Golino (Bradi Vune) et Emmanuelle Devos (Présentatrice).

Histoire : En république démocratique et populaire de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre, et les hommes portent le voile et s'occupent de leur foyer. Parmi eux, Jacky, un garçon de vingt ans, a le même fantasme inaccessible que tous les célibataires de son pays : épouser la colonelle, fille de la dictatrice, et avoir plein de petites filles avec elle. Mais quand la Générale décide enfin d'organiser un grand bal pour trouver un mari à sa fille, les choses empirent pour Jacky : maltraité par sa belle-famille, il voit son rêve peu à peu lui échapper...

Mon avis : L'idée et le principe me plaisait beaucoup : et si les hommes étaient à la place des femmes. Sur le papier cela semble sympas, j'avoue que dans la réalité cela m'a pas mal déçue. Si le principe et l'idée semble réussi, on s'éloigne de la réalité. Bien sûr nous restons dans un film et une fiction mais cela semble tellement facile pour les hommes finalement, alors que pour les femmes c'est encore compliqué. Pourtant le contexte n'aide pas, en pleine dictature où le chevalin est tout puissant, Jacky homme soumis, portant le voile est un bon parti pour tout le village et plusieurs femmes sont tentés par un mariage avec l'homme qui leur semble parfait. Mais Jacky a pour ambition de devenir le grand couillon et se marier avec la colonelle. Entre maltraitance, secret de famille et viol la vie de Jacky n'est pas simple. Cette histoire qui commence plutôt bien, fini par se transformer en conte de Cendrillon et c'est à ce moment que l'on m'a un peu perdue. Mais pour autant le film dénonce des réalités que l'on semble oublier, où l'image que l'on se fait. Il n'aidera cependant pas à apaiser les préjugés, les idées reçues et la haine contre l'islam (puisqu'on ne va pas se mentir mais on ressent principalement la vision de cette idéologie). Sur une touche d'humour, plutôt réussi, on suit donc Jacky dans sa quête de la princesse charmante et nous on gobe les vérités qui nous sont exposées. Le casting est bon, avec une Charlotte Gainsbourg convaincante, un Didier Bourdon exécrable, une Noémie Lvovsky en marâtre et une Vincent Lacoste soumis et convaincant. Et j'ai vraiment apprécier ce film, que je reverrais avec plaisir mais surtout pour capte les sous entendus que je n'aurais pas vu ou pas compris. Selon moi, il est à voir au moins une fois, parce que l'idée prête à sourire mais dénonce toutefois quelques vérités non négligeable.

3,5 étoiles.

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La Belle et la Bête

Publié le par Emy Lee

La Belle et la Bête

Sortie le 12 février 2014.

Réalisé par Christophe Gans, scénario de Sandra Vo-Anh et Christophe Gans d'après l’œuvre de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve et musique de Pierre Adenot.

Acteurs : Vincent Cassel (La Bête / Le Prince), Léa Seydoux (Belle), André Dussolier (Père de Belle), Eduardo Noriega (Perducas), Myriam Charleins (Astrid), Audrey Lamy (Anne), Sara Giraudeau (Clotilde), Jonathan Demurger (Jean-Baptiste), Nicolas Gob (Maxime), Louka Meliava (Tristan), Yvonne Catterfeld (Princesse), Dejan Bucin (Louis), Wolfgang Menardi (Thierry), Mickey Hardt (Etienne), Marie Gruber (Adèle), Gotthard Lange (Huissier), Max Volkert Martens (Directeur Dumont), Richard Sammel (Tenancier) et Nora Huetz (Serafina).

Histoire : 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s'exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce. Lors d'un voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s'abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. au château de la Bête, ce n'est pas la mort qui attends Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de la féerie, d'allégresse et de mélancolie. Chaque soir, à l'heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu'elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine.

Mon avis : Ce film commence avec d'énormes handicaps, dans un premier temps pour moi "La Belle et la Bête" c'est le Disney de 1991 (comme pour chaque contes qui ont bercé mon enfance); sa principale fonction et de démontrer les prouesses des images de synthèses pour en faire un des plus beaux films fantastiques ; et enfin il réunit deux de mes acteurs détestés Léa Seydoux et Vincent Cassel. Alors pourquoi l'ai-je regardé ? La curiosité tout simplement, c'est tout de même un de mes contes préférés et comme il n'ont pas l'air de vouloir diffuser celui de Jean Cocteau, je me contente de celui-ci. L'histoire est très différente du film des Studios Disney, je n'en doutais pas puisqu'elle doit être enfantine et jolie donc j'ai un peu eu de mal à me repérer m'attendant parfois à une réplique tant connu. Lumière et Big Ben m'ont également manqué surtout que les "chiens" sont peu présent et ne font rien pour être attachants. La réalisation est sympas mais c'est comme prévu une surenchère des images de synthèses pour rendre le film encore plus beau, encore plus grand et encore plus fantastique... c'est lassant et personnellement je ne trouve pas cela beau, un beau masque pour la Bête lui aurait donné plus d'humanité. Le côté sympas, mais un peu frustrant, était d'apprendre le passé de la Bête et le pourquoi de sa transformation au travers des rêves de Belle (ou plutôt des visions données par les lucioles magiques). Alors l'ensemble réalisation, scénario et fantastique est plutôt réussi et on se laisse finalement prendre même si personnellement je n'ai pas été ébahis par ce que j'ai vu. Le casting, grand plaisir de voir André Dussolier même si je me suis demandée ce qu'il faisait là, je trouve que le rôle du père lui va à merveille autant par son physique que par sa diction. Surprise de voir Audrey Lamy, je la voyais plus dans une comédie. Difficile de jauger le jeu de Vincent Cassel puisque ses émotions, son regard sont en synthèse, qu'on a juste le sentiment qu'il prête sa voix, finalement pour moi il tient juste le rôle du prince, qui est plutôt réussi mais on l'a connu bien meilleur, je ne suis toujours pas convaincue par son rôle. Et Léa Seydoux.... On se demande se qu'elle fait là, insipide, loin d'avoir ce côté naïf, elle n'est pas du tout adapté autant par son physique que par son jeu, une belle erreur de casting pour moi. Un point sur les costumes, Belle change de robe régulièrement pour autant elle ne font pas du tout rêver et ne donne pas envie de devenir une princesse (d'autant plus quand on découvre la fin..... J'ai pas compris), elles sont disgracieuses et surtout pas adaptées on dirait une copie des robes de "Peau d'ânes" mais pas réussi, il est rare que je critique les décors ou les costumes mais là il ne m'ont absolument pas fait rêver. En résumé j'ai vu la Belle et la Bête, j'ai passé un bon moment même si je l'ai trouvé long mais pour autant je ne le reverrai pas.

3 étoiles.

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Le crocodile du Botswanga

Publié le par Emy Lee

Le crocodile du Botswanga

Sortie le 19 février 2014.

Réalisé par Fabrice Eboué et Lionel Steketee, scénario de Fabrice Eboué et musique de Guillaume Roussel.

Acteurs : Thomas Ngijol (Président Bobo), Fabrice Eboué (Didier), Claudia Tagbo (Maman Jacqueline), Ibrahim Koma (Leslie Konda), Franck De La Personne (M. Pierre), Eriq Ebouaney (Lieutenant Yaya), Etienne Chicot (Jacques Taucard), Hélène Kuhn (Léa), Pascal Nzonzi (Ministre des cabinets), Marie-Philomène Nga (Femme du Ministre des cabinets), Issa Doumbia (Soldat Issa), Tella Kpomahou (la Nounou), Tatiana Rojo (Monique) et Amelle Chahbi (Karina).

Histoire : Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par Didier, un agent de faible envergure qui a su le prendre sous sa coupe, vient de signer son premier contrat d'attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit Etat d'Afrique centrale, lui valent une invitation par le Président de la République en personne : Bobo Babimbi, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d'état militaire. Leslie se rend donc pour la première fois dans le pays de ses ancêtres accompagné par Didier pour être décoré par le Président Bobo qui s'avère rapidement, malgré ses grands discours humanistes, être un dictateur mégalomane et paranoïaque sous l'influence néfaste de son épouse. A peine ont-ils débarqué que Bobo conclut un deal crapuleux avec Didier : faire pression sur son joueur afin que celui-ci joue pour l'équipe nationale : les crocodiles du Botswanga...

Mon avis : Je n'avais pas de grosse attente pour ce film, je n'avais d'ailleurs pas spécialement envie de le voir. Mais j'attaque une période où j'ai envie de comédie, je me suis donc laissé tenter. Je ne suis pas particulièrement fan de Fabrice Eboué et ce film confirme mon idée, s'il reste intéressant par son histoire, certains sketchs sont tellement gros, prévisibles et porté sur le sexe que sa en devient lassant. Et semble quasi inutile à l'histoire. Dans le même style, dénonçant et se moquant des dictatures on a fait mieux. La petite mention spécial va à Thomas Ngijol qui est excellent en président Bobo, on en vient à s'attacher à son personnage alors qu'il est censé être une belle ordure.... Sauf que dans le film sa ne se voit quasi pas. On rit, oui mais pas énormément non plus, comme je l'ai dis plus haut les sketchs sont redondants et déjà vu. Ce qui est sûr c'est que sans être exceptionnel, ce n'est pas pire que ce que je pensais. Je ne me suis pas ennuyée, c'était sympas. Mais je ne pense pas le revoir.

2,5 étoiles.

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Jersey Boys

Publié le par Emy Lee

Jersey Boys

Sortie le 18 juin 2014.

Réalisé par Clint Eastwood, scénario de Rick Elice et Marshall Brickman et montage musicale de Tommy Lockett et Chris McGeary.

Acteurs : Christopher Walken (Angelo "Gyp" DeCarlo), John Lloyd Yong (Frankie Vali), Vincent Piazza (Tommy DeVito), Erich Bergen (Bob Gaudio), Michael Lomenda (Nick Massi), Freya Tingley (Francine Valli), Kathrine Narducci (Mary Rinaldi), Renée Marino (Mary Delgado), Jeff DePaoli (Manager), James Madio (Stosh), Jeremy Luke (Donnie), Steve Schirripa (Vito), Mike Doyle (Bob Crewe), Francesca Eastwood (Serveuse), Michael Patrick McGill (Officier Mike), Barry Livingston (Comptable), Steve Monroe (Barry Belson), Erica Piccininni (Lorraine), Juliet Tondowski (Secrétaire de Bill), Joseph Russo (Joe Pesci), Joe Howard (Prêtre), John Griffin (Billy Dixon), Matt Nolan (Ingénieur), Chance Cessna (Journaliste), Toni Attell (Adrianne), Elizabeth Anderson-Hunter (Francine Valli jeune), Annika Noelle (Petite amie de Rick), Robin Krieger (Mère de Bob), Rob Marnell (Joe Long), Lou Volpe (Père de Franckie Valli), Maggie Beal (Antonia Valli) et Miles Aubrey (Charles Calello).

Histoire : Quatre garçons du New Jersey, issus d'un milieu modeste, montent le groupe "The Four Seasons" qui deviendra mythique dans les années soixante. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd'hui par les fans de la comédie musicale...

Mon avis : Je ne suis pas toujours emballée par les films de Clint Eastwood même si il nous a offert quelques bons films. J'ai été très surprise en voyant la bande annonce, je n'avais cru que le film n'était toujours qu'en phase de tournage (pour autant je lis assez les actualités). La bande annonce me parle, parce que je connais les musiques, probablement par des reprises mais j'ai bien envie de découvrir le destin de ses garçons particulièrement en voyant que la mafia italienne s'en mêle. Par un après-midi avec beaucoup de temps à perdre je me lance et j'aime ce que je découvre. Tout d'abord les plans de Clint, qui certes pourrait donner le tournis mais donne beaucoup de sens avec de nombreuses images centrées sur le personnage (occultant ce qui se passe autour), une photographie sublime et le sentiment d'avoir replongé dans les années 50-60 avec beaucoup d'aisance. Ce n'est pas qu'un effet de décors et de costumes qui sont très représentatifs de cette période mais également un effet d'image. Et rien que cela c'est un travail de génie, quand on a le sentiment que les trois quarts du film passent par l'image et pas seulement par ce que l'on voit. L'histoire est intéressante et reprends assez bien les dogmes de l'époque mais aussi de la profession. Le but n'est pas d'enjoliver et de finir en happy end mais bien d'être le plus fidèle possible à l'histoire du groupe. De cette histoire et ses valeurs du New Jersey que même la gloire n'isole pas. Les chansons s'enchainent à un rythme infernal, la voix de Frankie Valli est vraiment étrange, mais c'est rythmée, c'est beau et je suis fan tout simplement. Le casting ne mise pas sur des grands noms en dehors de Christopher Walken (qui est excellent, une froideur et une émotion palpable, un grand tout simplement) je ne connaissais aucun des autres acteurs présents (même si certains visages me parlait). Le seul point négatif que je peux donner à ce film, c'est qu'on a énormément de mal à voir le temps, les acteurs ne vieillissent pas et changent peu (en dehors de la scène finale), l'évolution de ses derniers est peu remarqué, il n'y a que Francine qui grandit et qui montre que le temps passent sinon on a le sentiment que tout se déroule en une année. Mais c'est un beau film que nous offre Clint Eastwood et dont je pense qu'il faut le découvrir au cinéma, histoire que l'effet de la réalisation marche. Ce film rattrape sans nul doute le dernier du réalisateur "Une nouvelle chance" où je mettais profondément ennuyée (la critique est sur le blog). Alors si le film vous tente foncer, si vous aimez le réalisateur foncer et si vous aimez la musique foncez.

4 étoiles.

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La guerre des boutons

Publié le par Emy Lee

La guerre des boutons

Sortie le 18 avril 1962.

Réalisé par Yves Robert, scénario de François Boyer et Yves Robert d'après l’œuvre de Louis Pergaud et musique de José Bergmans.

Acteurs : Jacques Dufilho (Père de l'Aztec), Yvette Etievant (Mère Lebrac), Michel Galabru (Père Bacaillé), Michèle Méritz (Mère de l'Aztec), Jean Richard (Père Lebrac), Pierre Tchernia (Garde-Champêtre), Pierre Trabaud (Instituteur), Claude confortès (Nestor le facteur), Paul Crauchet (Touegueule), Henri Labussière (Fermier), François Boyer (Le Curé), Christophe Bourseiller (Gaston), Yves Peneau (Préfet des études), Claude Meunier (Bacaillé), Marie-Catherine Faburel (Marie-Tintin), Louisette Rousseau (Mère de Bacaillé), François Lartigue (Grand Gibus),Martin Lartigue (Petit Gibus), Michel Isella (l'Aztec des gués) et Andre Treton (Lebrac).

Histoire : Depuis toujours, un rivalité entre deux villages, Longeverne et Verlans persévère depuis plusieurs années. Mais cette fois, la guerre est déclarée ! L'Aztec et sa bande ont empiété sur leur plate bande et sa ne va pas se passer comme ça. Lebrac monte un plan d'attaque avec ses copains d'école et les entraînes dans une lutte acharnée qui amuse les adultes. Mais celle-ci va prendre une ampleur phénoménale suite à l'arrestation de Lebrac, après avoir perdu la bataille et où l'ennemi le déculotte et lui pique ses boutons...

Mon avis : Depuis plusieurs années, j'essaye de voir ce film sans grande réussite la diffusion n'étant jamais adapté à mon emploi du temps. Comme beaucoup, je connais les extraits rabâchés du film, notamment le "Si j'avais su, j'aurais pas venu" du petit Gibus. Ma curiosité a été d'autant plus piqué, lorsque les deux remakes du film sont sortie il y a quelques années. Mais pour moi, "La guerre des boutons" est de 1962, et je mets un point d'honneur à découvrir l’œuvre originale. J'apprécie, qu'il n'est rien changé. Si le film est passé toutefois en qualité numérique, la réalisation noir et blanc a été maintenu ainsi que les répliques. Je n'apprendrais rien à personne en disant que j'ai eu un coup de cœur pour le petit Gibus, tout est réunit pour qu'il en soit ainsi. C'est une très bonne comédie que nous offre Yves Robert, drôle et touchante, très représentatif de la jeunesse et des valeurs de l'époque (notamment d'après guerre). Concernant le casting, on s'attache assez vite à cette bande d'enfants, certains nous évoque des souvenirs et on a plaisir de revoir certains acteurs comme Michel Galabru ou encore Pierre Tchernia. J'ai adoré la qualité des images et cette beauté du noir et blanc dont je ne me lasse pas. Un incontournable du cinéma français, à voir absolument (au moins une fois), je ne doute pas qu'il rappel des souvenirs à de nombreuses personnes car l'histoire fera écho à chacun.

4 étoiles.

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Attila Marcel

Publié le par Emy Lee

Attila Marcel

Sortie le 30 octobre 2013.

Réalisation, scénario et musique par Sylvain Chomet.

Acteurs : Guillaume Gouix (Paul / Attila Marcel), Anne Le Ny (Madame Proust), Bernadette Lafont (Tante Annie), Hélène Vincent (Tante Anna), Cyril Couton (Docteur), Luis Rego (Monsieur Coehlo), Fanny Toulon (Anita), Kea Kaing (Michelle), Jean-Claude Dreyfus (Monsieur Kruzinski), Vincent Deniard (Gégé, l'ami d'Attila) et Philippe Soutan (Concierge).

Histoire : Paul a la trentaine, il vit dans un appartement parisien avec ses tantes, deux vieilles aristocrates qui l'ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu'accompagnateur. Isolé du monde extérieur, Paul vieilli sans jamais avoir vécu... Jusqu'au jour où il rencontre Madame Proust Sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d'une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis. Avec elle, Paul va découvrir son histoire et trouver la clé pour vivre enfin sa vie.

Mon avis : J'ai véritablement eu un coup de cœur pour ce film qui démontre de manière indirect que les secrets de famille pèsent lourdement sur l'épanouissement et le développement de l'enfant. Paul grandit en pensant que son père, Attila Marcel un ancien catcheur, a tué sa mère sous les coups de violence conjugale. Ce dernier n'a alors jamais parlé depuis l'incident. Entretenue par ses tantes, qui ne voient en lui qu'un virtuose du piano, le traite encore comme un enfant attardé. Jusqu'à sa rencontre avec Madame Proust, attendrie par ce que dégage Paul et atteinte d'empathie, elle va aider Paul à se souvenir du passé pour débloquer ce qui l'empêche de parler. C'est beau, c'est poétique, on se laisse porter par le scénario, la réalisation de Sylvain Chomet et par l'excellent jeu de Guillaume Gouix. Sans se prendre le scénario au sérieux, les souvenirs partent sur des aires de comédie musicale, des plans sont travaillés pour faire voyager le spectateur et on se laisse porter dans cet univers qui paraît hors normes. On découvre avec plaisir le dernier rôle de Bernadette Lafont, où elle est une fois de plus excellente, une pointe de réserve tout en dévoilant sa grandeur de jeu par des répliques cinglantes et une présence d'écran sans nom. J'ai également un gros coup de coeur pour Guillaume Gouix et son regard de cocker qui m'a poussé tout le long du film à avoir une réel empathie pour lui, il a une énorme émotion et fait transposer tellement de choses sans décrocher un mot c'est super. Le reste du casting est tout aussi excellent et chacun contribue à rendre ce film meilleur par son jeu, sa présence,... Et que dire de la musique, j'ai adoré tous les morceaux au piano, ils sont magnifiques. J'ai eu beaucoup de mal à me lancer dans ce visionnage et pour autant je ne regrette pas, une réel découverte, magnifique, simple mais efficace.

4,5 étoiles.

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Amour sur place ou à emporter

Publié le par Emy Lee

Amour sur place ou à emporter

Sortie le 28 mai 2014.

Réalisé par Amelle Chahbi, scénario de Matt Alexander, Noom Diawara et Amelle Chahbi d'après la pièce de théâtre éponyme et musique de Thomas Roussel.

Acteurs : Amelle Chahbi (Amelle), Noom Diawara (Noom), Aude Pepin (Barbara), Pablo Pauly (Julien), Sebastien Castro (Jeff), Nader Boussandel (Sami), Marie-Julie Baup (Blair Witch), Fabrice Eboué (Bernard le prof de danse), Akéla Sari (Mède d'Amelle), Biyouna (Grand-mère d'Amelle), Laurentine Milébo (Mère de Noom), Marie-Philomène Nga (Mère de Noom), N'Gwouamé Diabate (Père Noom) et Victoria Monfort (Martha).

Histoire : Amelle et Noom sont deux jeunes trentenaires que tout oppose et que le destin va réunir. Elle sérieuse, manager, dynamique et lui en dilettante, malin et apprenti comique. Tous deux victimes de déceptions amoureuses, ils ont juré qu'on ne les y prendra plus. Alors comment faire quand malgré tout ces contraires s'attirent ? Un jeu de séduction se met alors en place pour notre plus grand bonheur. Mais tout n'est pas si rose, les familles, les amis, les collègues s'en mêlent, les guerres sont déclarées, les brouilles explosent. Pris entre les racines de leur éducation et le feu des sentiements, quel camp vont-ils choisir ? L'amour triomphera-t-il? Une chose est sure, ils nous feront passer un bon moment de franche rigolade et d'émotions...

Mon avis : Pour remettre dans le contexte, pas tellement envie de voir ce film, mon déplacement au cinéma était pour "Les voies du destin" avec Colin Firth et Nicole Kidman. Mais pas encore présent à l'affiche. Envie d'une comédie et pas du tout motivée pour voir "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" (j'ai vraiment trop aimé le livre et peur de l'adaptation), on se rabat sur celle qui semble nous tenter sur le papier "Amour sur place ou à emporter". Certes on passe un moment, on sourit, on rit quelque fois mais l'ensemble est bien lourd. La première chose qui m'a choqué : les dialogues ! Deux trentenaires, issus de milieu populaire qui parle en verlan et d'une vulgarité entendu ne serait-il pas le summum du cliché ? En tout cas sa m'a dérangé. Tout comme cette histoire d'amour sans amour, on a le sentiment qu'ils sont ensemble par obligation et les mots d'oiseau voir l'irrespect qui en découle. Je n'arrive pas à comprendre le message d'Amelle Chahbi, en lisant le synopsis on a le sentiment de voir un film sur la tolérance et les difficultés des rencontres parentales avec les couples mixtes. Or on a le sentiment de voir ce qu'un couple ne devrais jamais faire pour être sûre de vivre heureux.... La réalisation, le scénario, rien n'est exceptionnel et rien ne transcende le genre. L'ensemble est déjà vu, plombant et vraiment trop cliché. Je ne conseil pas et pourtant je suis bon public en ce qui concerne la comédie mais là ils m'ont perdu dès les premières minutes et on peiné à me faire remonter. Du point de vu du casting, j'ai eu grand plaisir à retrouver Biyouna que j'adore ! Un peu déçus par Noom Diawara qui campe finalement le même personnage que dans le film "Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?" où il était bien meilleur. Et Amelle Chabi ne pas motiver à suivre sa carrière....

2 étoiles.

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