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La dernière tentation du Christ

Publié le par Emy Lee

La dernière tentation du Christ

Sortie le 28 septembre 1988.

Titre original : The last temptation of Christ.

Réalisé par Martin Scorsese, scénario de Paul Schrader d'après l’œuvre de Nikos Kazantzakis et musique de Peter Gabriel.

Acteurs : Willem Dafoe (Jésus-Christ), Harvey Keitel (Judas), Paul Greco (Zélote), Steve Shill (Centurion), David Bowie (Ponce Pilate), Verna Bloom (Marie, mère), Barbara Hershey (Marie Madeleine), Harry Dean Stanton (Paul/Saul), Victor Argo (Pierre), Michael Been (Jean), Barry Miller (Jéroboam), Gary Basaraba (Andrew),, Irvin Kershner (Zebedee), Paul Herman (Philip), John Lurie (James), Leo Burmester (Nathaniel), Alan Rosenberg (Thomas), Donald Hodson (Saducee) et Leo Marks (Satan).

Histoire : Un conflit intérieur déchire Jésus de Nazareth, charpentier qui fabrique des croix que les Romains utilisent pour des crucifixions. Il s'isole dans le désert et revient, convaincu d'être le fils de Dieu...

Mon avis : Je ne connaissais absolument pas ce film. Mais lorsque je l'ai vu sur le replay d'Arte, que j'ai lu le synopsis, j'ai tout de suite pensé qu'il était non seulement un film à voir mais aussi un film pour moi. Dans les grandes lignes, il représente ma croyance face au personnage de Jésus de Nazareth. Seulement, faire une critique de ce film ne sera pas représentatif dans la mesure où chacun par sa vision, sa croyance en fera une analyse différente. Je comprends donc les raisons qui ont créé une polémique à sa sortie en 1988, puisque l'analyse touche forcément un aspect négatif. D'ailleurs Nikos Kazantzakis, n'étant pas un apôtre révélant la parole et témoin du périple de Jésus, son œuvre ne pouvait qu'être critiqué négativement et adjugé de blasphème. Donc avant de commencer, je tiens simplement à excuser mes propos qui blesseront peut être les croyants, je ne tiens pas à juger, ni stigmatiser, je donne juste mon analyse et ce qu'à suscité le film chez moi, moi qui ai été élevé dans la religion catholique mais qui n'ai pas de prétention à l'être et avoue ne pas y croire. Tout d'abord, Martin Scorsese met très bien à l'honneur chacun des événements survenant dans le périple de Jésus. J'ai d'ailleurs adoré la scène, où ce dernier couronné d'épine, traverse Jérusalem en transportant cette fois sa propre croix, entouré d'une foule hilare. Cette foule est mis en retrait par un jeu de lumière, alors que Jésus est lui exposé en pleine lumière en proie à ses doutes et questionnements. Et chacune des scènes est minutieusement travaillé, chaque détails ayant une importance dans ce qui se joue à l'écran. Cette interprétation de la Bible et du personnage de Jésus correspond à ma représentation. J'aurais même tendance à dire que Jésus ayant repris le commerce familiale, contraint à faire des croix pour les romains afin qu'ils accomplissent leur châtiment, est devenu fou. N'acceptant pas d'être l'instigateur de ses tortures, détester de tous, sa folie le pousse à se centrer sur ses retranchements et en ses temps en se tournant dans la religion et la foi qu'il a en Dieu. Que sa folie et sans doute un signe interprété comme la parole de Dieu, l'on investie d'une mission, celle de libérer les juifs, de mener la révolution contre les romains. D'ailleurs, la scène où il se rend dans le désert, soumis à de multiples épreuves dont celle de Satan, sont assez représentative de sa croyance et de l'investissement qu'il met à être le Messie. Par moment, je me demandais même s'il n'avait pas des traits schizophrénique mais c'est mon côté trop terre à terre. Je pense donc que Jésus, était un représentant de la révolution, croyant et qu'il était en capacité de réaliser des miracles que l'on explique pas. Qu'il est mort crucifié, et que les témoins en on fait un héros et un symbole pour démontrer qu'avec la foie tout acte est possible. Pour moi le film est réussi et tient du chef d’œuvre. Il reste fidèle à la Bible et expose chacun des événements marquant n’omettant pas de mentionner Moïse, Abraham,... il n'y a donc pas raison à polémique, selon moi puisque le seul point exposé est que Jésus était n'importe quel quidam mais a été élu par Dieu pour accomplir son dessin... pour moi l'une ou l'autre des versions à finalement la même finalité et la même symbolique. Du côté du casting, Willem Dafoe est merveilleux, j'avais finalement encore besoin de preuve pour le mettre dans la catégorie des grands acteurs, ici il me l'a prouvé et il suffit de jeter un oeil sur sa filmographie pour le constater. Il a la lourde tâche d'interpréter Jésus et le fait avec beaucoup de subtilité et d'émotion dans son jeu, apportant à la fois force et fragilité ainsi que cette pointe de folie à peine visible. Harvey Keitel est très bon en Judas, et je préfère largement la version de son personnage que celle négative, limite haineuse véhiculé dans la version d'origine. Il est difficile d'évaluer le jeu de tous ses acteurs, en effet s'ils sont bons, la lumière et la caméra étant porté sur le personnage centrale, les autres ne représente qu'une masse servant au premier rôle et à le mettre davantage en lumière. C'est un très beau film, je vous le recommande, peu importe votre croyance, votre religion car il est symbolique de notre histoire. La réalisation et l'interprétation mérite d'être vue. Pour ma part, je n'ai pas été déçue et j'espère voir bientôt "La passion du Christ" de Mel Gibson.

5 étoiles.

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La journée de la jupe

Publié le par Emy Lee

La journée de la jupe

Sortie le 25 mars 2009.

Réalisation et scénario par Jean-Paul Liliefeld.

Acteurs : Isabelle Adjani (Sonia Bergerac), Denis Podalydès (Labouret), Yann Collette (Bechet), Jackie Berroyer (Principal), Nathalie Besançon (Ministre), Khalid Berkouz (Mehmet), Yann Ebongé (Mouss), Sonia Amori (Nawel), Kevin Azaïs (Sébastien), Sarah Douali (Farida), Hassan Mezhoud (Akim), Karim Zakraoui (Farid), Fily Doumbia (Adiya), Salim Boughidene (Jérôme), Mélèze Bouzid (Khadija), Anne Girouard (Cécile), Stéphan Guérin-Tillé (François), Olivier Brocheriou (Julien) et Marc Citti (Frédéric).

Histoire: Sonia Bergerac, professeur de français dans un collège sensible, est au bord de la dépression nerveuse. Un matin, elle découvre une arme cachée dans le sac d'un élève. Elle s'en empare et, involontairement, tire sur l'un d'entre eux. Paniquée, elle prend la classe en otage...

Mon avis : Un film magnifique, dont le synopsis ne révèle pas toutes les problématiques abordées. Alors certes, c'est assez stéréotypé en un sens mais toutefois pas loin de la vérité. Une femme totalement dépassée en tant que professeur, dans la crainte permanente de se faire agresser au vu des nombreuses menace, une hiérarchie qui ne réagit pas de peur de se voir baisser dans le palmarès des écoles, et une vie privé tout aussi remplie qui pèse également sur elle. Voila, le thème principal est posé ! Première problématique les menaces et agressions subit par le personnel dans des structures d'accueil, des hiérarchies qui ne bougent pas et pour autant un personnel qui fait ce qu'il peut, ici l'éducation des enfants. La seconde problématique, les différences de culture, de religion et leur aspect dans un lieu dit laïque. Comment ne pas tout accepter en raison des différences mais également comment les adapter ou les accepter. Vient ensuite la problématique des jeunes, échec scolaire, histoire personnel, menace, violence verbal, agressions physique, viol,... Et on découvre ainsi en même temps que la professeur, ses élèves qu'elle ne connait finalement pas si bien. Et comment, finalement, cette prise d'otage, qui n'en est pas une va être modifier, va changer de protagoniste pour poser des revendications, expliquer une histoire personnelle et défendre une cause. Pendant ce temps, le raid s'organise et manque de cohésion, les familles de la cité environnante s'échauffe, revendiquant leur droit, dénonçant l'effet du cloisonnement social, du non respect. Et des mères qui ne connaissent pas si bien leurs enfants.Les médias s'empare des faits, les transforme et démontre leur limite dans la retransmission de l'information. Finalement, la revendication principal : instaurer une journée de la jupe. Pour que les femmes puissent exister en tant que telle, sans craindre les remarques désobligeante de la gente masculine, de ne pas être un bout de viande dans un rayon et de ne plus avoir à cacher sa féminité sous le terme de respect pour les hommes. Isabelle Adjani est merveilleuse, une actrice que l'on ne voit pas assez souvent à mon goût et qui pourtant démontre ici son fort potentiel. Elle croit en son combat, en sa cause, cela se voit dans son jeu, dans ses émotions et nous on se régale. Un très beau film, qui n'a pas de partie prit, qui démontre les méfaits de notre société et qui au bout d'un heure dix, ne laissera personne indifférents. A voir absolument !

4,5 étoiles.

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The Duchess

Publié le par Emy Lee

The Duchess

Sortie le 12 novembre 2008.

Réalisé par Saul Dibb, scénario de Jeffrey Hatcher, Anders Thomas Jensen et Saul Dibb d'après l’œuvre d'Amanda Foreman et musique de Rachel Portman.

Acteurs : Keira Knightley (Georgina, Duchessse du Devonshire), Ralp Fiennes (Duc de Devonshire), Charlotte Rampling (Lady Spencer), Hayley Atwell (Lady Bess Foster), Dominic Cooper (Charles Grey), Simon McBurney (Charles James Fox), Aidan McArdle (Richard Brinsley Sheridan), Mercy Fiennes Tiffin (Georgina jeune), Angus McEwan (Lord Robert), Kate Burdette (Lady Harriet), Richard McCabe (Sir James Hare), Georgia King (Lady Teazle), Laura Stevely (Lady Elisabeth), Bruce Mackinnon (Sir Peter Teazle), Poppy Wigglesworth (Charlotte), Richard Syms (Dr Neville), Emily Cohen (Harriet, Comtesse de Bessborough), Emily Jewell (Nounou), Andrew Armour (Heaton) et Sebastian Applewhite (Augustus).

Histoire : Fin du dix-huitième siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgina, Duchese du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc de Devonshire, elle est contrainte d'accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui-ci, Bess, qui est aussi sa meilleure amie... Insatisfaite, elle s'engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C'est ainsi qu'elle s'éprendra du futur premier ministre Charles Greys...

Mon avis : Cela fait un certain temps que je souhaite découvrir ce film, même si au final on me l'avait presque raconter en entier. Un beau film sur les mœurs du dix-huitième siècle et la condition féminine. On suit donc le destin de la Duchesse de Devonshire, une icône à son époque (un peu comme notre Marie-Antoinette), mariée au Duc et qui va devoir accepter beaucoup de choses sous les devoirs du mariage. Mais chaque épreuve semble être une force, jusqu'au jour où elle perd pied quand il l'a trompe avec sa meilleure amie et les forces à vivre sous le même toit. Aujourd'hui, cela nous paraît obsolète et totalement inacceptable. Et c'est donc on parcours, la façon dont elle va se relever et se battre pour tenter d'exister en tant qu'épouse et se battre pour ses droits de femme. J'ai déjà du mal avec l'histoire de France, ce n'est pas pour me repérer dans celle de la Grande-Bretagne mais le film me semble fidèle à l'époque et aux questions fondamentales. La réalisation est bonne, même si un jeu avec les cadres auraient pu lui donner plus de profondeurs, en captant davantage les émotions et moins les faits. Le scénario est bien construit, on suit l'histoire, pas de longueur, pas d'ennui et une suite d'événements cohérents et bien écrit. Du côté du casting, on retrouve de grand noms, Keira Knightley qui est tout d'abord sublime en Duchesse et qui m'a assez étonné dans ce rôle, sans pour autant crever le plafond par son jeu, elle apporte un plus au film. Ralph Fiennes que j'ai trouvé meilleur dans d'autres films mais il faut dire qu'il n'est que peu présent à l'écran toutefois toujours dans des scènes qui marquent. Charlotte Rampling, que j'ai eu plaisir de revoir et qui m’époustoufle toujours par son regard qui en dit long. Un beau film à voir et à découvrir, j'ai passé un bon moment, et en temps que femme je me suis beaucoup indignée et révoltée sur ses conditions qui me semblent à des années lumières.

3,5 étoiles.

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Mommy

Publié le par Emy Lee

Mommy

Sortie le 8 octobre 2014.

Réalisation et scénario par Xavier Dolan et musique de Noia.

Acteurs : Antoine-Olivier Pilon (Steve O'Connor Després), Anne Dorval (Diane "Die" Després), Suzanne Clément (Kyla), Patrick Huard (Paul Béliveau), Isabelle Nelisse (fillde Kyla), Alexandre Goyette (Patrick), Michèle Lituac (Directrice du CER), Viviane Pacal (Marthe) et Nathalie Hamel-Roy (Natacha).

Histoire : Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l'aide inattendue de l'énigmatique voisine d'en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d'équilibre et, bientôt, d'espoir.

Mon avis : Pour le coup, il va être très difficile de faire une critique un temps soit peu constructive avec un seul visionnage. Mommy fait partie de ses films humains mais complexe qui rassemble tellement d'éléments de famille, de vie, de société,... qu'une seule analyse n'est pas suffisante. On suit donc pendant deux heures vingt, Steve et Diane qui tentent de se reconstruire après le décès du père, du mari. Mais Steve à développer un trouble du comportement qui laisse à penser un fort trouble du comportement mais qui semble être une difficulté lié à l'attachement, à ses représentations et aux limites. Mais tout cela est encore bien réducteur. Steve accumule les faits de délinquance aux grands regrets de sa mère Diane qui se bat également pour joindre les deux bouts en enchaînant les petits boulots. Diane a se mérite de toutes les mères dans son cas, il est hors de question d'abandonner son fils et elle fera tout son possible pour le garder auprès d'elle. Pourtant lorsqu'elle va récupérer son fils au Centre Educatif Renforcé où il était placé par la justice. La Directrice l'en dissuade et lui conseil de confier son enfant à l'adoption et ainsi laissé l’État se charger de lui. Et le films, c'est ça, des échanges d'amour (parfois à la limite de l'inceste), de la haine, de la maltraitance, de l'attachement, de limites,... Et c'est quand un tiers, en la personne de Kyla, intervient que les choses se décante peu à peu. Xavier Dolan nous présente, dans un format peu commun, le combat d'une mère et sa réflexion entre continuer de se battre pour son fils ou montrer ses limites et le confié à des personnes qui sauront l'accompagner sans signe d'épuisement. Tout cela me semble bien réducteur quand je le raconte, au vu de ce que j'ai vécu durant ce film, qui est sublime, et de ce que Xavier Dolan voulait nous démontrer. Je pense qu'il faut étudier chaque personnage de manière individuelle pour comprendre tout ce qui se joue dans les liens. Le casting est juste merveilleux, le scénario tourne principal autour de trois personnages principaux, tous brillamment représentés. Anne Dorval est éblouissante, je ne la connaissais qu'en Crickette Rockwell et bien l'image est vite cassé ! Elle interprète Diane avec beaucoup de sensibilité et de force, tout en démontrant ses limites et que finalement elle est totalement dépassé. Mais tout cela, sans forcément prendre les dialogues en compte. J'aurais grand plaisir à la découvrir dans d'autre film. Antoine-Olivier Pilon m'a tout bonnement fait flipper, et j'espère ne jamais avoir un suivi comme lui, tellement il est complexe et joue parfois un jeu sadique. L'acteur est excellent, ce n'est certainement pas un des personnages les plus facile à interpréter et il le fait magnifiquement et tient presque du grand acteur. J'ai peur de trop en dire, alors je vais m'arrêter là, en tout cas c'est un film à voir absolument, pour ma part je le reverrai avec plaisir et c'est très certainement un des plus beaux films sortis ce trimestre.

5 étoiles.

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Alice aux pays des merveilles

Publié le par Emy Lee

Alice aux pays des merveilles

Sortie le 24 mars 2010.

Titre original : Alice in wonderland.

Réalisé par Tim Burton, scénario de Linda Woolverton d'après l’œuvre de Lewis Carroll et musique de Danny Elfman.

Acteurs : Mia Wasikowska (Alice Kingsleigh), Johnny Depp (Chapelier Fou), Matt Lucas (Tweedledee et Tweedledum), Helena Boham Carter (Reine Rouge), Anne Hathaway (Reine Blanche), Crispin Glover (Ilosovic Stayne - Le valet), Frances de la Tour (Tante Imogène), Geraldine James (Lady Ascot), Eleanor Tomlinson (Fiona Chattaway), Lindsay Duncan (Helen Kingsleigh), Marton Csokas (Charles Kingsleigh), Tim Pigott-Smith (Lorde Ascot), John Hopkins (Lowell), Leo Bill (Hamish), Jemma Powell (Margaret Kingsleigh) et Eleanor Gecks (Faith Chattaway).

Histoire : Alice est aujourd'hui une jeune femme en âge d'être marier. C'est d'ailleurs lors de la fête en l'honneur de ses fiançailles qu'un lapin blanc vêtu d'un veston apparaît et pique la curiosité de la jeune femme. Alice plonge alors aux pays des merveilles, qui ressemble sans nul doute aux rêves qu'elle fait toute les nuits depuis qu'elle est enfant. Alice est alors convaincue d'être au milieu d'un rêve et ne se rappel pas être déjà venu en ce lieu. Mais elle n'est pas là par hasard, il est temps pour elle d'accomplir sa destinée et de vaincre la Reine rouge.

Mon avis : J'adore l’œuvre de Lewis Carroll, tout comme l'adaptation de Walter Elias Disney. C'est donc avec réticence que je découvre la version de Tim Burton (avec une pointe d'envie au vu son adaptation de Charlie et la chocolaterie que j'ai adoré). On a pas tous la même représentation d'un "Pays des merveilles", mais je ne suis pas adepte de la noirceur de Burton (qui reste cependant dans son univers), il reste cependant beau à voir et on note les prouesses techniques que cela a dû nécessité. Mais je n'ai pas été emballée par ce film. En effet si le concept de retrouver Alice, âgée de dix-neuf ans et un retour aux pays des merveilles semblait prometteur. De se demander si finalement ce monde existe puisqu'il semble être tiré de son imagination pour se représenter le monde qui l'entoure et l'aider à se construire en tant que femme et prendre des décisions. Mais l'enchaînement des événements est bien trop rapide, l'univers est très éloigné de celui de Lewis Carroll et je ne suis pas du tout émerveillé. Tim Burton nous a offert de bien meilleur film (Big fish, edward aux mains d'argent...) et je pense que les studios Disney ont étouffé son génie. Le casting nous permet de retrouver les mêmes têtes, que Burton affectionne tant mais qui me dégoûte de plus en plus. Pourtant je le reconnais Johnny Depp excelle en Chapelier fou (il est d'ailleurs le seul personnage à avoir suscité mon intérêt). Mia Wasikowska qui ne m'avait pas convaincue par son physique pour représenter Alice, reste toutefois une bonne actrice (même si je l'ai largement préféré dans Stocker). Je pense que le film visait davantage sur son aspect visuel que sur le reste, ce qui est réussi mais du coup m'a fait passer un piètre moment car le scénario n'est pas vraiment à la hauteur. Un film vite vu, vite oublié qui ne représente pas assez bien (je dirais même que c'est un bémol dans sa filmographie) l'univers de Burton et le génie qu'il a déjà pu nous démontrer.

3 étoiles.

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Jamais sans ma fille

Publié le par Emy Lee

Jamais sans ma fille

Sortie le 4 septembre 1991.

Titre original : Not without my daughter.

Réalisé par Brian Gilbert, scénario de Pat Riddle d'après l’œuvre de Betty Mahmoody et musique de Jerry Goldsmith.

Acteurs : Sally Field (Betty Mahmoodi), Alfred Molina (Moodi Mahmoody), Sheila Rosenthal (Mathob), Roshan Seth (Houssein), Georges Corraface (Mohsen), Sarah Badel (Nicole), Mony Rey (Ameh Bozorg), Mary Nell Santacroce (Grandma) et Ed Grady (Grandpa).

Histoire : En 1984, Betty Mahmoodi accepte de suivre son mari Moody d'origine iranienne dans son pays d'origine pour les vacances. Très vite, l'homme est influencé par le fondamentalisme ambiant et refuse de la laisser repartir vers les États-Unis avec leur fille.

Mon avis : Le livre m'avait totalement bouleversé, il était d'une violence ! Et mon premier regret et que le film n'est pas dans cette dynamique (où plutôt pas à l'image de ce que décrit le livre). Le film peut permettre d'accéder à un public peut attirer par la lecture pour dénoncer un fait fréquent à l'époque et pour briser des tabous sur l'administration mondiale. Mais le livre fait beaucoup mieux son office. La réalisation est à l'image des films de 1990, pas de grande prise de risque, la caméra ne capte pas assez les émotions à mon goût et pourtant les acteurs en donne. Sally Field est brillante dans l'interprétation de Betty, femme fragile mais forte à la fois dans son combat pour s'échapper de l'Iran avec sa fille. Cette émotion passe autant par la gestuelle que par le regard. Alfred Molina porte quand à lui la méchanceté, son regard qui arrive à changer entre leur arrivé et sa fatale décision. Le scénario est bien construit, suit les différents événements mais semble forcément trop rapide et ne traite pas de certains faits qui me semble important (comme dans la plupart des films). Je ne saurais que vous conseillez de préférer le livre au film, mais toutefois la prestation de Sally Fields mérite d'être vu.

3 étoiles.

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Chantons sous la pluie

Publié le par Emy Lee

Chantons sous la pluie

Sortie en septembre 1953.

Titre original : Singin'in the rain.

Réalisé par Stanley Donen et Gene Kelly, scénario de Betty Comden et Adolph Green et musique de Nacio Herb Brown, Lennie Hayton et Arthur Freed.

Acteurs : Jean Hagen (Lina Lemont), Gene Kelly (Don Lockwood), Debbie Reynolds (Kathy Selden), Cyd Charisse (Danseuse du rêve), Donald O'Connor (Cosmo Brown), Millard Mitchell (R.F. Simpson), Rita Moreno (Zelda Zanders) et Douglas Fowley (Roscoe Dexter).

Histoire : Don Lockwood et Lina Lemont forment le couple star du cinéma muet à Hollywood. Quand le premier film parlant sort, tous deux doivent s'accommoder et tournent leur premier film du genre. Si Don maîtrise l'exercice, la voix désagréable de Lina menace le duo. Kathy, une chanteuse, est engagé pour doubler la jeune femme mais celle-ci devient un obstacle entre Don et Lina ce qui n'est pas du goût de cette dernière.

Mon avis : Magnifique, sublime, fantastique, merveilleux, tel fut mes adjectifs après le visionnage de ce film. L'histoire du cinéma, ou plutôt de la transition du muet à la parole dans le cinéma hollywoodien. Tel est le thème de ce film. Il est vrai que pour nous c'était une révolution (voir une nécessité) mais en ce temps la peur de l'échec, du retour du public,... pose énormément question. Et tout cela sur fond de jalousie, de romance et de chansons (toute devenue plus culte les unes que les autres). Ce film prouverait à tout ceux qui dénigre les classiques du cinéma (ou tout bonnement "les vieux films" comme on les nomme couramment) qu'il a toujours aujourd'hui un fort potentiel. La réalisation est peu commune avec des décors mais surtout des cadrages assez impressionnants, des effets donnés par la caméra... Il y en a tellement et je ne suis pas certaine d'avoir tout décelé. Je n'aime habituellement pas les comédies musicale mais celle-ci (tout comme le magicien d'Oz avant-elle) m'a conquise et est devenu un de mes films cultes. Le casting est convaincant, chacun apportant son potentiel et son savoir faire pour nous le rendre encore plus magique. Bien sûr, un petit clin d’œil à la scène "Singin'in the rain" la chanson était déjà belle mais la scène l'est d'autant plus. Un film à voir, à revoir et à découvrir absolument, j'ai eu un véritable coup de cœur pour ce dernier.

5 étoiles.

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Get on up

Publié le par Emy Lee

Get on up

Sortie le 24 septembre 2014.

Réalisé par Tate Taylor, scénario de Jez Butterworth et John-Henry Butterworth et musique de Thomas Newman.

Acteurs : Chadwick Boseman (James Brown), Nelsan Ellis (Bobby Byrd), Viola Davis (Susie Brown), Dan Aykroyd (Ben Bart), Lennie James (Joseph Joe James), Fred Melamed (Syd Nathan), Octavia Spencer (Tante Honey), Jill Scott (Deedee Brown), Tika Sumpter (Yvonne Fair), Craig Robinson (Maceo Parker), Josh Hopkins (Ralph Bass), Keith Robinson (Baby Roy), Ralph E. Tresvant (Sam Cooke), Julius Tennon (grand-père Byrd), Joseph Stephens Jr. (Minders Guys), Corey Sorenson (Capitaine Jenkis), Clyde Jones (Sweet Daddy Grace), Justin Hall (Bootsy Collins), Nick Eversman (Mick Jagger), James DuMont (Caporal Dooley), Billy Slaughter (Pool cleaner) Et Aloe Blacc (Nafloyd Scott).

Histoire : Vous le connaissez sous de nombreux pseudonymes: "Monsieur dynamite", "Le parrain de la soul", "Le travailleur le plus acharné du show business". Préparez-vous à découvrir l'homme derrière la légende. Né dans une grande pauvreté en Caroline du Sud, au beau milieu de la grande dépression, en 1933, James Brown a survécu à une jeunesse émaillée d'abandon, d'abus sexuel, d'écoles de redressement et de prison. Personne ne lui a jamais appris les règles du jeu. Il était destiné à les briser. De son expérience de boxeur amateur ou de chanteur de rue, il a su canaliser chaque coup dur en rythme qui se fit l'écho de sa rage de vivre. Il est devenu un des interprètes les plus influents qui marquèrent la scène soul ou funk, et l'artiste le plus samplé de l'histoire continue d'inspirer la plupart des artistes reconnus aujourd'hui.

Mon avis : J'avais tout bonnement adorée "La couleur des sentiments", j'adore les biopics et j'adore James Brown, qui a bercé mon enfance. Tout semblait réunit pour me faire passer un bon moment et pourtant. Je suis tout d'abord pas convaincue par l'acteur principal Chadwick Boseman et alors son doublage française est juste une horreur pour les oreilles (peut être d'ailleurs ne l'ai-je pas apprécié pour ce seul point). Une voix de racaillou pour l'un des plus grands noms de la musique soul c'était vraiment trop. L'image de la bande annonce, laissait entendre que le film relaterai de la vie du chanteur mais également de son investissement vis à vis de la communauté noir durant la ségrégation... S'il semblait explicite dans cette dernière dans le film ce deuxième point semble totalement oublié. J'ai été déçue car j'avoue que c'était un peu mon seul objectif du film. Un chanteur noir, qui gravit facilement les échelons, ayant accès au meilleur scène et émission Tv quasi sans embûche alors que dehors règne la ségrégation (vous ne l'avez pas sentie pourtant on y fait vaguement allusion). J'ai également trouvé qu'on ne donnait qu'une image négative de James Brown, qui certes n'a certainement pas été un tendre, a vécu de nombreux coups dur mais était-ce une raison pour en donner une si piètre image ? (du moins cela a été mon ressentie après deux heures de films). On passe très vite sur des images fortes comme le concert durant la guerre du Vietnam pour se concentrer sur des moments intimes. Malheureusement je n'ai pas été convaincue, ce film est vraiment trop négatif et avec le doublage j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir affaire à une personne malsaine, stéréotypé et dont le seul mérite est d'avoir fait des tubes. On se perd également dans la réalisation, on passe du présent, à l'enfance, revenant sur des scènes passées, tout est en désordre, on a du mal à s'y retrouver et l'on se demande où le réalisateur veut en venir. Heureuse cependant d'avoir revu Viola Davis et Octavia Spencer, je les apprécie beaucoup. J'aimerais avoir l'avis de personnes qui connaissent l'histoire de James Brown pour savoir si ce dernier est fidèle. Pour ma part, je ne conseil pas vraiment, sauf si vous y avez un intérêt, le film n’excel pas mais n'est pas mauvais non plus. Chacun doit se faire son opinion, moi j'ai vécue une trop grosse déception.

3 étoiles.

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Les chemins de la dignité

Publié le par Emy Lee

Les chemins de la dignité

Sortie le 2 mai 2001.

Titre original : Men of honor.

Réalisé par George Tillman Jr., scénario de Scott Marshall Smith et musique de Mark Isham.

Acteurs : Robert De Niro (Billy Sunday), Cuba Gooding Jr. (Carl Brashear), Charlize Theron (Gwen Sunday), Aunjanue Ellis (Jo), Hal Holbrook (Mr. Pappy), Michael Rapaport (Snowhill), Powers Boothe (Capitaine Pullman), David Keith (Capitaine Hartigan), Holt McCallany (Rourke), Joshua Leonard (Isert), Dennis Troutman (Boots), Joshua Feinman (DuBoyce), Theo Pagones (Mellegrano), Ryan Honey (Yamouth), David Conrad (Hanks), Chris Warren Jr. (Carl Jeune), Lester B. Hanson (Amiral Yon), Jack Frazier (Amiral French), David Richard Heath (Officier médical), Demene E. Hall (Mrs Biddle), Alimi Ballard (Coke) et Shawn Michael Howard (Junie).

Histoire : L'histoire vraie de Carl Brashear, premier Afro-Américain à avoir intégré la Navy en tant que scaphandrier. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, et bien que la marine américaine ait officiellement mis fin à la ségrégation raciale en son sein, sa couleur de peau le fait se heurter à des réticences qu'il combat sans relâche.

Mon avis : Une belle histoire qui nous ai conté par George Tillman Jr., l'intégration d'un officier noir dans la navy en pleine ségrégation. Un scénario qui a certes déjà été récité de nombreuses fois mais rarement au sein d'un corps militaire comme les scaphandrier (que je ne connaissais d'ailleurs pas). Carl Brashear, poussé par son père, a toujours souhaité devenir l'égal de l'homme blanc et accéder à un poste important qui lui plait. Il doit faire face au regard et à la considération des autres mais aussi rattraper son retard sur certain plan scolaire. On passe un bon moment, et personnellement j'ai appris plein de chose sur le métier de scaphandrier. Robert De Niro est très convaincant et touchant dans ce rôle qui lui va bien, un bourru au grand cœur qui traîne pas mal de casserole. J'ai l'impression de ne pas avoir revu Cuba Gooding Jr. depuis Jerry McGuire, ce fut donc un plaisir de le découvrir dans un nouveau film où je le trouve excellent acteur, il met beaucoup d'âme et d'émotion à Carl. Un très beau film qui mérite d'être vu car il est très beau même si il ne se démarque pas assez des autres films sur le sujet.

3,5 étoiles.

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Un crime dans la tête

Publié le par Emy Lee

Un crime dans la tête

Sortie le 3 novembre 2004.

Titre original : The manuchurian candidate.

Réalisé par Jonathan Demme, scénario de Daniel Pyne, Dean Georgaris et George Axelrod d'après l’œuvre de Richard Condon et musique de Rachel Portman.

Acteurs : Bill Irwin (Chef Scout), Denzel Washington (Ben Marco), Meryl Streep (Eleanor Shaw), Liev Schreiber (Raymond Shaw), Jon Voight (Sénateur Thomas Jordan), Kimberly Elise (Rosie), Jeffrey Wright (Al Melvin), Ted Levine (Colonel Howard), Bruno Ganz (Richard Delp), Simon McBurney (Dr. Atticus Noyle) et Vera Farmiga (Jocelyn Jordan).

Histoire : Alors que la course à la Maison Blanche entre dans sa dernière ligne droite, toute l'Amérique à les yeux fixés sur le jeune et brillant candidat à la présidence, Raymond Shaw. Durant la Guerre du Golfe, le sergent Shaw se couvrit de gloire en sauvant à lui seul sa patrouille. Pourtant, son chef, le major Bennett Marco, doute de la véracité de cet héroïque Exploit. En revanche chaque nuit, ce dernier est assailli de rêves terrifiants où il se voit fait prisonnier avec ses hommes, soumis à d'atroces tortures et contraint de tuer de sang froid deux de ses soldats avec la complicité de Shaw. Après qu'un ancien compagnon d'armes, au bord du suicide, lui révèle qu'il est hanté par les mêmes visions, Marco alerte ses supérieurs, en vain.

Mon avis : Film intéressant, il n'aurait juste pas fallu que j'apprenne qu'il était un remake du film éponyme de 1962 avec Paul Newman, j'ai maintenant très envie de découvrir cette version. Ce film reste un classique du genre, le scénario reste original d'autant qu'on met un certain temps à comprendre les faits (du moins pour ma part). La réalisation est propre, parfois sombre pour accentuer les événements. On retrouve un panel d'acteurs qui s'ils n'ont rien à prouver démontre qu'ils sont bons. Denzel Washington est un habitué du genre, il campe son rôle de chef de brigade, les scènes de paniques sont bien joué. Meryl Streep en grande méchante cela change, surtout dans ce registre, à mes yeux elle n'a rien à prouver, elle montre juste que sur tous les tableaux elle est excellente. Liev Schreiber, que je ne connaissais jusqu'à lors que dans X-men Wolverine, m'a montré qu'il était bon acteur et que sous ses airs de bourrin il pouvait faire passer beaucoup de choses (en particulier dans ses yeux cruels). Le film ne révolutionne pas le genre, mais il reste sympathique et intéressant. Et pour ma part, dès qu'il y a Meryl Streep au casting, je fonce !

3 étoiles.

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